Retour sur le litige opposant François Koltès à la Comédie française dont je vous ai parlé il y a peu : le frère de Bernard-Marie Koltès a perdu ! Il a été condamné à indemniser la Comédie française à hauteur de 20 000 euros, pour violation de ses obligations contractuelles et abus du droit moral.
L’auteur d’une œuvre jouit de droits patrimoniaux et de droits moraux. L’un de ces droits moraux a pour but de préserver l’intégrité de son œuvre. Les droits moraux sont protégés par les ayants-droit après le décès de l’auteur. C’est ce point qui était ici débattu : le fait qu’un personnage arabe ne soit pas joué par un comédien arabe porte-t-il atteinte à l’intégrité de la pièce?
Le Tribunal de grande instance a retenu que le comédien retenu parlait parfaitement l’arabe et était donc apte à parfaitement dire les répliques dans cette langue.
Le litige ne s’arrête pas là puisque la maison de Molière a décidé de le poursuivre pour diffamation, suite aux fustigations du théâtre faites par l’ayant-droit dans la presse.
Et François Koltès a décidé de faire appel. Il ne s’agissait donc là que du premier acte ! A suivre !

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