
Le tout premier Festival International du patrimoine culturel immatériel se tiendra à Chengdu, capitale de la province du Sichuan, au sud-ouest de la Chine, du 23 mai au 10 juin 2007. Ce festival fait suite à l’entrée en vigueur le 20 avril 2006 de la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
La session extraordinaire du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO se réunira d’ailleurs à Chengdu du 23 au 27 mai. Cette réunion devra notamment de définir les critères devant être utilisés pour le classement mondial du Patrimoine Culturel Immatériel et travailler sur le projet d’un Fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
Les représentants de 24 comités intergouvernementaux, 50 observateurs et des représentants non gouvernementaux sont attendus à la réunion.
En plus du meeting de l’UNESCO, un forum, une exposition sur la protection du PCI et des performances auront lieu. Un parc spécialement conçu pour la protection du PCI sera ouvert au public lors du festival, a expliqué He Huazhang, vice maire de Chengdu.
La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel définit dans son article 2 le “patrimoine culturel immatériel” comme “les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel.
Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine”.
L’organisation par la Chine d’un tel festival a une dimension symbolique très importante. Une grande partie de son patrimoine culturel a failli disparaître à cause de la Révolution culturelle. Mais depuis quelques années, la Chine s’attache insuffler une nouvelle vie à sa culture millénaire en prenant des mesures de protection, et en reconnaissant officiellement les formes artistiques.
Depuis 2001, le Kun Qu, une des plus vieilles formes d’opéra du pays, le Guqin ou la cithare chinoise, un instrument de musique solo vieux de 3000 ans, le Muqam ouïgour du Xinjinag, une fusion de danse, de musique populaire et classique, et le Long Song, un type de chant lyrique Mongol, ont été proclamés par l’UNESCO chef-d’oeuvres du Patrimoine Culturel Immatériel et Oral de l’humanité.
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